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jeudi 2 avril 2015

La roue des saveurs...


Le site cigarinspector propose une roue des saveurs très détaillée :



Vous l'aurez compris, on y retrouve tous les arômes perceptibles lors de nos dégustations de cigares.

Notre langue, notre palais et notre nez étant associés lors d'un dégustation, le site Aromaster propose des coffrets à saveurs de cigares...







Il existe deux versions.






La première version reprend 12 arômes : 








1. foin
2. mousse d’arbre
3. terre
4. thé noir
5. cèdre
6. réglisse
7. poivre
8. clou de girofle
9. amande
10. cuire
11. toast
12. caramel




La seconde version reprend 24 arômes :






1. herbe coupée
2. foin
3. mousse d’arbre
4. champignon
5. terre
6. thé noir
7. chêne
8. cèdre
9. réglisse
10. poivre
11. vanille
12. cannelle
13. clou de girofle
14. noix de muscade
15. noisette
16. amande
17. musc
18. cuire
19. toast
20. chocolat
21. café
22. caramel
23. iode
24. goudron




Le prix du premier coffret (12 arômes) est de € 65.

Le prix du second coffret (24 arômes) est de € 135.




Source





lundi 30 décembre 2013

Reconnaître les arômes du cigare

( publié le 1/08/12 )

La reconnaissance des arômes que certains arrivent si bien à cerner est certes une affaire d’expérience mais c’est aussi un don. Il n’est pas donné à tout le monde de distinguer et de séparer les saveurs tout comme il n’est pas donné à tout le monde de savoir jouer du violon. N’est pas Gilbert Belaudre qui veut.
aromes-cigare.jpg
Pour réussir à connaître les arômes plusieurs conditions sont essentielles : il faut être au calme et bien se concentrer, prendre des notes de toutes vos impressions avant, pendant les étapes de la combustion et après l’extinction. Si vous êtes plusieurs à fumer cela peut être utile pour comparer vos notes, mais attention, chacun doit remplir sa feuille séparément, et il est préférable de travailler sur le même cigare car il arrive fréquemment que l’on trouve des différences sensibles dans la même boîte. Mêmes s’ils communiquent, le nez et la bouche ne discernent pas les mêmes sensations. Ainsi, le goût salé sucré ou proivré ne pourra être acquis que par la langue, de même que le piquant. Le nez discernera par contre les odeurs comme celle de l’ammoniaque(trop souvent présente au démarrage sur les cubains car ils ne laissent pas les cigares vieillir assez).
 
Si vous le pouvez, essayer de fumer des cigares qui ont au mois un an de fabrication(voir le code au dos de la boîte) car ils présenteront une palette d’arômes plus équilibrée et l’ammoniaque si génant et agressif aura disparu. Tous les cigares que vous avez cité sont assez doux, et ne sont pas de la même catégorie. Les Roméo N 2 et N 3 sont des cigares faits machine. Vous devriez par contre trouver des arômes intéressants sur le Cedros et l’Epicure N2 bien que ces cigares soient assez » doux » et n’aient pas une palette arômatique très étendue. Le cigare est un produit naturel et, comme pour les vins, les arômes peuvent varier, parfois -trop- sensiblement d’un même cigare à l’autre, d’une récolte à l’autre. Et le vieillissement a aussi son importance. Mais, comme pour les vins, chaque cigare a son mélange propre, sa » signature » que vous devez vous efforcer de retrouver à force de fumer.
 
Pour vous aider à découvrir les arômes, le Nez du cigare, l’Havanoscope et toutes les compte- rendus de dégustation publiés dans les revues spécialisées peuvent vous aider, même si, encore une fois, il ne faut pas tout prendre à la lettre car d’un cigare à l’autre, d’une récolte à l’autre, d’une maturation à l’autre et même d’un moment à l’autre, on peut ne pas trouver les mêmes arômes ou les mêmes sensations .Un cigare pris dans la même boîte le matin ou après le déjeuner n’aura pas forcément à votre palais le même goût que le soir, c’est normal. C’est pareil pour les vins.
 
Si vous voulez vraiment apprendre soyez studieux, appliqué, attentif, humble. Notez TOUT. Progressivement vous apprendrez à reconnaître les arômes » basiques » du cigare. Mais cela prendra du temps. Et puis, essayez un maximum de cigares de marques et modules différents. Vous devriez rapidement arriver à différencier les marques à l’aveugle, ou du moins les » classer » par ordre de force et d’intensité arômatique. 
 

Les arômes du cigare

( publié le 22/07/11 )


Le plaisir généré par le cigare est en grande partie d'origine olfactive et gustative même si le toucher, la vue et même l'ouïe sont mis à contribution (j'aime entendre mon cigare se consumer dans le silence d'une nuit d'été).
Beaucoup plus clair et simple que pour le vin, le vocabulaire dédié aux sensations olfactives provenant du cigare est néanmoins riche et expressif.

Les arômes que vous pourrez identifier dans un cigare (énumération non exhaustive):

Végétaux : fleur, foin, herbe sèche ou coupée, paille, réglisse, cèdre, mousse de chêne, agrumes, terre, humus sous-bois
Alimentaires : pain grillé, brioche, pain d'épices, miel, café, cacao, caramel
Epicés : poivre, vanille, noix muscade, cannelle, girofle
Torréfiés : cacao grillé, grain de café torréfié
Animaux : cuir, étable, suint

Les mauvaises odeurs : ammoniac, poussière, brûlé (corne, papier...), mercaptan (comme du goudron, très puissant, âcre).
Un cigare ne doit pas seulement présenter des arômes agréables, leur agencement, leur rythme est déterminant, ainsi que le rapport arômes/puissance.

Pourquoi faire vieillir un cigare?

Le cigare, comme le vin, a une certaine tendance à se refermer quelques temps après sa fabrication et cela pour une période variant d'une vitole à une autre. Pendant ce temps, les arômes sont en retrait voire modifiés. Voilà pourquoi il est recommandé de laisser maturer ses puros quelques temps avant de les déguster.
 

Fiche de vocabulaire

( publié le 11/05/11 )



Complexité aromatique :

Se dit d'un cigare développant une floraison d'arômes divers se succédant
les uns aux autres.


Copieux :

Se dit d'un cigare qui développe une persistance aromatique importante. Contraire de
creux.


Court :

Se dit d'un cigare qui développe une persistance aromatique insuffisante.


Empyreumatique :

Désigne une caractéristique de goût se référant généralement aux notes grillées
(café torréfié).


Epices :

L'une des caractéristiques de base des grands havanes avec la terre et les notes animales
(suint, gibier, cuir). Le poivre vert est l'épice la plus fréquemment rencontrée.


Etroit :

Se dit d'un cigare offrant un registre olfactif peu développé, composé de deux ou trois arômes
dominants.


Evolution aromatique :

Se dit de la progression des arômes au fil de la dégustation.


Hecho a mano :

Cigare dont la tripe est fait machine et la cape posé à la main.


Hecho totalmente a mano :

Cigare fait entièrement à la main : Tripe, sous cape et cape.


Linéaire :

Terme employé lorsque le goût, même s'il est plaisant, est calé sur un registre unique et
répétitif.


Long :

Comme pour le vin, et au contraire de Court, ce terme indique une grande persistance des
arômes en bouche.

Module :

Se sont les caractéristiques physiques du cigare, définies par le diamètre (cepo), la longueur
et la forme.


Pied (du cigare) :

C’est le côté du cigare (généralement déjà coupé) où l'on dirige la flamme pour
allumer le cigare.


Palais empâté :

Sensation désagréable, lourde et brûlante parfois constatée en fin de fumage.


Papier brûlé :

Note gustative toujours désagréable. Constaté parfois sur des cigares médiocres.


Plénitude :

Sentiment de totale satisfaction atteint par le fumeur au moment de l’extinction.


Puros :

Cigare composé d'une cape, sous cape et tripe provenant d'un même terroir.


Rassasiant :

Se dit d'un cigare qui par son développement aromatique entraîne une satisfaction et/ou
une sensation de saturation.


Riche :

Cigare aux arômes très présents et soutenus par une bonne puissance. Au delà, le cigare
peut être copieux, capiteux et rassasiant.


Rond :

Se dit d'un cigare délivrant un assemblage d'arômes sans aspérité ni heurt. A l'extrême, on
emploiera l'expression Fondu.


Salé :

Note rare. Constatée parfois sur la cape d'un cigare.


Sucré :

Cette caractéristique de goût est parfois notée au démarrage. A ne pas confondre avec les
notes miellés et caramélisées, plus profondes et plus fréquentes chez les grands havanes.


Tête (du cigare) :

C'est le côté du cigare, qui est fermé, que l’ 'on découpe avec l'aide d'un coupe-cigare.
C'est ce côté que l'on porte à la bouche.


Ventilation :

Bonne, elle qualifie l'aisance du tirage du cigare. Mauvaise, elle signifie que le cigare est trop serré.


Source : P1P2C

Les arômes

( publié le 10/05/10 )



Acidulé : un caractère typique des tabacs jeunes, encore chargés de chlorophylle et d'amidon - notes qui, avec le temps, se feront de plus en plus discrètes...où ne se feront pas !

Boisé : un tel arôme peut évoquer le bois vert, sec, humide... Quoi qu'il en soit, il est omniprésent, dans d'infinies nuances qui peuvent se révéler très délicates.

Cacao : essentiellement percerptibles au pied du cigare, les senteurs de cacao sont généralement assez grasses, riches et lourdes, plutôt longues au nez. Très présentes, très persistantes, elles sont aussi amples et rassasiantes, exaltant particulièrement les notes épicées.

Cuir : toute la gamme des cuirs peut se décliner dans la matière - jeune, tanné, vieilli... -, singulièrement au niveau de la cape. Meilleure sera la qualité de celle-ci, plus elle sera riche et dense, plus présents et soutenus seront les arômes de cuir.

Ephémère : se dit d'un bouquet court en nez qui, loin d'accrocher, semble disparaître sitôt humé. De tels parfums sont le plus souvent dépourvus de notes épicées, tirant plus volontiers vers les saveurs douces, mieileuses, boisées, sèches, mais toujours sans persistance.

Néant : le cigare "n'a rien dans le ventre", il ne dégage rien, n'inspire rien. Généralement issues d'une années où la matière première est très pauvre, de telles vitoles n'ont aucun avenir : même revêtues d'une belle cape, elles sont quasiment mort-nées.

Poussiéreux : contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce terme ne qualifie pas un vieux cigare dont la poussière vous emplirait le nez. Il ne fait pas non plus allusion à cette fine pellicule de poudre de bois issue des cabinets et qui, au fil du temps, se dépose sur les vitoles. Il évoque plutôt un parfum de tabac jeune, encore légèrement vert, qui confère quelque âpreté au produit, lui ôtant provisoirement toute rondeur, toute sensualité. Ce côté "poussièreux" confine à l'astringence olfactive. (A ne pas confondre avec les arômes un peu vieillis d'un cigare ancien qui n'aurait pas été depuis longtemps mis en contact avec l'air. A celui-ci, il ne faudra que quelques minutes d'aération pour développer des valeurs plus subtiles).

Terreux : on est ici dans les valeurs végétales, avec des notes de grange, de foin, d'alpages évoquant le retour à la campagne, l'écurie, les champs. Un mélange de puissance et de subtilité qui peut se révéler magnifique.


SOURCE : "L'art du cigare" (édition Flammarion)