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samedi 29 août 2020
vendredi 15 janvier 2016
Article conseils : Rallumer son cigare éteint, c'est possible ?
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Monsieur Zino Davidoff comparait à juste titre le cigare et l’amour. Pour ce grand homme, raviver la flamme de l’amour est comme rallumer un cigare éteint… Il n’aura plus jamais le même goût !
Effectivement, lorsque votre cigare s’éteint, n’attendez pas qu’il refroidisse et rallumez-le directement en commençant par un « dégazage ».
Effectivement, lorsque votre cigare s’éteint, n’attendez pas qu’il refroidisse et rallumez-le directement en commençant par un « dégazage ».
Comment dégazer ?
Cette action consiste à vider votre vitole de ses gaz chargés en nicotine (qui lui confère des arômes peu plaisants au rallumage).
Procédez comme suit :
1. Tapoter légèrement sur la tête de votre cigare placé à la verticale (tête au-dessus bien évidemment). La cendre peu friable tombera.
2. Portez le cigare à votre bouche et approchez une flamme douce (et uniquement une flamme douce) au pied du cigare sans le toucher.
3. Fixez cette flamme tout en soufflant dans votre cigare (oui oui, j’ai bien dit « souffler »). La flamme se couchera dans le sens de sortie des gaz contenus dans le cigare.
4. Lorsque la flamme se redressera, votre cigare sera nettoyé de ces gaz. (Attention à ne pas souffler trop fort car dans ce cas la flamme sera influencée par votre souffle.)
5. Rallumez votre cigare avec cette flamme en le faisant tourner entre vos lèvres pour uniformiser cet allumage…ou plutôt ce rallumage.
Toutefois, une grande dame du cigare, la franco-hondurienne Maya Selva, a crée « Le Refuge »...un tube permettant de conserver son cigare allumé en toute discrétion pour le ressortir plus tard et terminer la degustation.
Un exemple :
Vous attendez votre bus… Pour patienter, rien de tel qu’un bon cigare (toutes les occasions sont en réalité bonnes à un petit cigare…). Vous l’allumez, sachant que votre bus arrive toujours en retard…mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. Alors, placez votre cigare allumé dans « Le Refuge » le temps du trajet. A votre descente, ressortez votre cigare et continuez tranquillement à le fumer. Il ne se sera pas éteint, donc pas d’arômes déplaisants !
Ce refuge est proposé en plusieurs formats différents (jusqu’au module Churchill ). Un ingénieux système de ressort permet d’extraire votre cigare sans vous noircir ou même brûler les doigts.
Une belle idée de cadeau…
Thierry
dimanche 3 janvier 2016
Article conseils : Dois-je retirer les céllophanes de mes cigares ?
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Lors de l’achat de nos cigares en civette, qu’on les achète à la pièce ou en boîte complète, ceux-ci sont souvent emballés dans une protection en plastique.
Cette « housse » plastique est en réalité de la cellulose micro-perforée.
Cette « housse » plastique est en réalité de la cellulose micro-perforée.
La question souvent posée est de savoir s’il faut les retirer avant de ranger ses vitoles en cave.
Pour ma part, je les laisse dans cet emballage. En effet, grâce aux micro-perforations, les cigares bénéficient très bien de l’humidification. De plus cette enveloppe les protège lors des manipulations.
Thierry
mardi 29 décembre 2015
Article conseils : Quand faut-il ré-humidifier sa cave à cigares ?
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
L’humidité relative (H.R.) est mesurée par votre hygromètre. (Remarque : comme expliqué dans un article précédent, veillez à correctement étalonner votre hygromètre avant utilisation).
(Voir l’article : Comment calibrer l’hygromètre ?)
Cette H.R. varie suivant plusieurs facteurs :
• Votre cave est presque vide ou presque pleine (en effet, votre humidificateur agira sur l’air présent dans votre cave et plus votre cave est remplie, moins il y a d’air à humidifier… et par conséquent un délai plus long avant de ré-humidifier votre installation.
• L’humidité présente dans la pièce où se situe votre cave à cigares (un air plus sec, comme par ex. en hiver lorsque fonctionnent vos radiateurs, demande une ré-humidification plus régulière).
• L’humidité déjà présente dans vos cigares séjournant dans votre cave.
On peut donc « considérer au départ » qu’il faut réhydrater son humidificateur lorsque l’indication d’H.R. lue tombe sous 67 % si vous aimez vos cigares à 70-71% ou lorsque l’H.R. tombe sous 70% si vous aimez vos cigares à 74-75%.
Remarque importante : comme précisé plus haut, la température influence grandement votre hygrométrie. Pour vous aider, voici un tableau des rapports température-H.R. :
Ceci est bien beau, bien théorique... mais dans la pratique, nos logements sont souvent maintenus à une température avoisinant les 20°C, c’est pour cette raison que la valeur de 75% d’H.R. revient souvent dans les discours.
Cette valeur de 75% n’est pas LA condition sine qua none décidée par un quelconque ingénieur agronome traitant de la conservation idéale des vitoles. N’oublions pas qu’à Cuba, les conditions climatiques sont bien différentes de nos régions :
En été, par fortes chaleurs, inutile donc de s’alarmer si votre hygromètre flirte avec les 55-60% d’H.R., tout comme en hiver où celui-ci indiquera des valeurs grimpantes !
Mais n’oubliez pas que votre meilleur hygromètre reste le duo « pouce-index » ! En effet, rien de tel que de palper ses cigares pour vérifier s’ils sont trop ou trop peu humides.
Comment ré-humidifier ?
Première méthode :
Placer votre humidificateur (à mousse) horizontalement dans un bac d’eau déminéralisée rempli jusqu’à mi-hauteur de l’humidificateur. Laisser baigner 5 minutes. Retourner ensuite l’humidificateur et laisser de nouveau baigner 5 minutes, de telle sorte que votre mousse soit uniformément imbibée. Sortez votre humidificateur et secouer le pour éliminer l’excédent d’eau. Essuyer le ensuite à l’aide d’un essuie-vaiselle (un "torchon" pour mes amis français). Vérifiez que le boîtier extérieur de votre humidificateur soit parfaitement sec avant de le remettre en place dans votre cave. S’il reste des gouttes d’eau, celles-ci tomberont sur vos cigares…ce n’est évidemment pas conseillé !
ATTENTION : si vous utilisez des humidificateurs à cristaux, n’utilisez que de l’eau déminéralisée dessus, ne jamais employer du propylène glycol avec les cristaux !
Seconde méthode :
Le « propylène glycol » (appelé aussi dihydroxypropane), à n’utiliser qu’avec des humidificateurs à mousse, offre l’avantage à ces derniers de diffuser plus régulièrement et uniformément l’humidité dans votre cave à cigares. Il vous suffit de préparer un mélange eau déminéralisée / propylène glycol sur votre mousse afin de lui permettre de réguler votre H.R. à 70%.
Et si vous constatez une humidité trop importante dans votre cave, ouvrez-la quelques heures pour faire chuter cette humidité…tout simplement !
Thierry
lundi 21 décembre 2015
Article Conseils : Quel instrument choisir pour la découpe de son cigare ?
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Lorsque vous souhaitez déguster un cigare, une phase très importante est la coupe de la tête du cigare.
Si cette coupe est mal exécutée, toute la dégustation sera gâchée !
Voici donc quelques conseils :
- - Couper toujours votre cigare en pleine lumière (beaucoup de fumoirs sont assez sombres et il vaut mieux parfois sortir de la pièce pour couper que de tenter ce geste « à l’aveugle ».
- - La coupe doit être effectuée au début de l’arrondi de la tête. Trop haut, vous allez couper la feuille de cape sans atteindre la tripe ; trop bas, votre feuille de cape risque de se décoller.
Par conséquent, il est préférable de couper « trop haut » et de recouper une seconde fois si nécessaire que de couper trop bas. (J'appelle cette méthode "La methode du rabin" : il vaut mieux s'y prendre à deux fois que de couper une seule fois mais trop court !)
Quel instrument choisir pour la découpe ?
L’instrument le plus efficace et le plus simple d’utilisation est la guillotine à double-lames.
Il existe également des coupe-cigares à simple lame dont l’utilisation est très délicate. En effet, avec une seule lame, votre cigare est coupé d’un côté et écrasé de l’autre le temps de la découpe. La feuille de cape s’abîmera donc plus rapidement.
Ces types de guillotines (simple ou double-lames) sont limités par le cepo (diamètre) du cigare.
Heureusement, d’autre solutions d’offrent alors à nous. Les ciseaux permettent d’aborder les plus gros diamètres avec sérénité.
La troisième méthode de coupe se déroule à l’aide d’un « emporte-pièce ».
Ce cylindre au bord tranchant (autrefois, les aficionados utilisaient des douilles de munitions !) doit être appuyé délicatement sur la tête. Un conseil primordial : bien choisir son emporte-pièce par rapport au cepo de son cigare ! Une section trop petite sur la tête de votre cigare entraînera un « bouchon » de nicotine à cet endroit.
Heureusement, une solution pour les adeptes de l’emporte-pièce est proposée par ce modèle (que j'utilise très régulièrement) :
Ce petit boîtier propose trois sections différentes en fonction du module que vous avez choisi de déguster.
La quatrième méthode est la plus insolite. Il s’agit d’une lame biseautée sur un support. Son utilisation provoque souvent un écrasement du cigare à l’endroit d’utilisation (si l'on manque de dextérité) et peut engendrer une résistance au tirage et un bouchon de nicotine.
Je conseille de l'utilier en deux fois, en forme de Croix.
Je conseille de l'utilier en deux fois, en forme de Croix.
Conclusion :
Pour démarrer, rien de tel qu’une guillotine double-lames. Par la suite, suivant votre dextérité et vos goûts, les autres procédés seront peut-être préférés à mon conseil.
Mais surtout, la méthode « cow-boy », c-à-dire avec les dents, est à proscrire.
Thierry
mardi 8 décembre 2015
Article conseils : Les différentes étapes de la dégustation d'un cigare
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Avant d’allumer son cigare, bon nombre d’aficionados pratiquent « le tirage à cru », c-à-d qu’ils tirent sur leur cigare une fois celui-ci décapité… Mais pas encore allumé. Certaines saveurs apparaîtront, mais ne nous y trompons pas, les arômes développés à l’allumage seront certainement très différents. Tirer à cru permet également de sentir la «résistance» du cigare.
3-2-1- mise à feu !
3-2-1- mise à feu !
Directement les premières bouffées issues de l’allumage nous précisent la suite des festivités. Si un cigare est désagréable dès ce moment, il perd déjà des points sur sa cote finale…
Le cigare maintenant allumé offre à notre palais la perception de ses saveurs et de sa force.
Les arômes d’un cigare sont perçues de deux manières différentes : par olfaction (nez) et par rétro-olfaction (bouche).
Lors de la dégustation, les arômes (tout comme la force) évolueront tout au long de la combustion. Certains cigares seront plus « linéaires », c-à-d que les arômes évolueront peu. D’autres seront plus « évolutifs », les arômes varieront plus intensément.
La quasi-totalité des aficionados découpent la dégustation en trois phases, correspondant concrètement aux premier, second et dernier tiers d’un cigare.
Le premier tiers est appelé « le foin », le second « le divin » et le dernier « le purin ».
Personnellement, je retrouve rarement ces trois tiers lors de mes dégustations… Ce serait à mon sens plus une utopie qu’une certitude.
Le premier tiers (ou la première partie de la dégustation) est souvent la plus légère en arômes. Le cigare n’est pas encore totalement chaud et ne délivre pas encore tous ses mystères.
Le second tiers propose généralement les arômes les plus plaisants et les plus savoureux.
Le dernier tiers (ou plutôt « le final ») est souvent plus acre et amer car plus chargé en nicotine. Cette nicotine présente dans la fumée traversant le cigare laisse son empreinte de plus en plus marquée tout au long de la dégustation. C’est la raison pour laquelle on parle de « purin ». Attention, certaines vitoles présentent un « purin » plus intéressant que le « divin » !!!
Ces évolutions seront donc perçues par la rétro-olfaction. L’olfaction, quant à elle, n’évolue pour ainsi dire pas. L’odeur de la fumée (perçu par les voies nasales) reste constante du début à la fin.
Conseil : Prenez votre temps pour déguster un cigare. La précipitation (et par conséquent un prise de bouffées trop rapide) entraîne une surchauffe du cigare qui lui fera perdre ses arômes les plus plaisants. Plus la température du cigare sera faible, plus les arômes seront perceptibles.
Le cigare maintenant allumé offre à notre palais la perception de ses saveurs et de sa force.
Les arômes d’un cigare sont perçues de deux manières différentes : par olfaction (nez) et par rétro-olfaction (bouche).
Lors de la dégustation, les arômes (tout comme la force) évolueront tout au long de la combustion. Certains cigares seront plus « linéaires », c-à-d que les arômes évolueront peu. D’autres seront plus « évolutifs », les arômes varieront plus intensément.
La quasi-totalité des aficionados découpent la dégustation en trois phases, correspondant concrètement aux premier, second et dernier tiers d’un cigare.
Le premier tiers est appelé « le foin », le second « le divin » et le dernier « le purin ».
Personnellement, je retrouve rarement ces trois tiers lors de mes dégustations… Ce serait à mon sens plus une utopie qu’une certitude.
Le premier tiers (ou la première partie de la dégustation) est souvent la plus légère en arômes. Le cigare n’est pas encore totalement chaud et ne délivre pas encore tous ses mystères.
Le second tiers propose généralement les arômes les plus plaisants et les plus savoureux.
Le dernier tiers (ou plutôt « le final ») est souvent plus acre et amer car plus chargé en nicotine. Cette nicotine présente dans la fumée traversant le cigare laisse son empreinte de plus en plus marquée tout au long de la dégustation. C’est la raison pour laquelle on parle de « purin ». Attention, certaines vitoles présentent un « purin » plus intéressant que le « divin » !!!
Ces évolutions seront donc perçues par la rétro-olfaction. L’olfaction, quant à elle, n’évolue pour ainsi dire pas. L’odeur de la fumée (perçu par les voies nasales) reste constante du début à la fin.
Conseil : Prenez votre temps pour déguster un cigare. La précipitation (et par conséquent un prise de bouffées trop rapide) entraîne une surchauffe du cigare qui lui fera perdre ses arômes les plus plaisants. Plus la température du cigare sera faible, plus les arômes seront perceptibles.
Thierry
lundi 30 novembre 2015
Article conseils : Comment calibrer son hygromètre ?
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Vous achetez un hygromètre et vous souhaitez lui offrir son rôle d' « indicateur » d'humidité . Attention, cet hygromètre doit d'abord être « calibré » (ou « étalonné »).
Vu que tous les hygromètres ne sont pas « calibrables », vérifiez en premier lieu si le vôtre l'est !
• S'il s'agit d'un hygromètre à aiguille, une petite vis de réglage doit être visible au dos (parfois, il faut retirer le velcro apposé dessus pour y accéder).
Vu que tous les hygromètres ne sont pas « calibrables », vérifiez en premier lieu si le vôtre l'est !
• S'il s'agit d'un hygromètre à aiguille, une petite vis de réglage doit être visible au dos (parfois, il faut retirer le velcro apposé dessus pour y accéder).
• S'il s'agit d'un hygromètre digital, vérifiez qu'il comprend bien la touche « calibrate ».
La méthode la plus rapide (mais la moins précise) consiste à placer votre hygromètre doit un torchon ou un linge humide durant minimum ½ heure. Ensuite, réglez l'aiguille sur 96 %.
Attention : Cette méthode ne peut être utilisée pour calibrer des hygromètres digitaux.
La méthode la plus efficace est celle dite « du gros sel » (même si l'utilisation de sel de table fonctionne également).
Il suffit de placer votre hygromètre dans une boîte plastique étanche (ou une pochette plastique fermée) durant 3 à 6 heures accompagné d'une quantité de sel humide (quantité variable suivant la taille de votre boîte de calibration).
Une fois le temps d'attente écoulé, il suffit d'appuyer sur le bouton « calibrate » qui calibrera (comme son nom l'indique) votre hygromètre sur 75 % d'humidité.
Pour les hygromètres à aiguille, vous devrez alors tourner la vis située au dos pour atteindre 75 %.
Maintenant votre (vos) hygromètre(s) calibré(s), vous pouvez le(s) placer dans vos caves à cigares.
L'hygromètre vous indiquera alors quand il est nécessaire de ré-humidifier votre (vos) humidificateur(s) afin de garder l'hygrométrie voulue pour vos vitoles.
Alors, à quelle hygrométrie doit-on conserver ses cigares ?
Tout dépend de chacun. Personnellement, je maintiens des hygrométries différentes dans mes différentes caves.
Je maintiens mes cigares cubains et dominicains à une hygrométrie proche de 70 % alors que ma cave à cigares nicaraguayens affiche une hygrométrie de 75 %. Je préfère fumer mes cigares de ce terroir « plus humides ».
Mais là encore, il s'agit des goûts de chacun…
Thierry
lundi 23 novembre 2015
Article conseils : Comment ranger ses cigares dans son humidor
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Après l’acquisition de votre cave, vous l’avez « préparée » à recevoir vos cigares : le cèdre a été humidifié, l’humidificateur est « mouillé », l’hygromètre est calibré… Remplissez-là !
Premier conseil
Si votre humidificateur se situe à la vertical dans votre cave à cigares, placez vos cigares tête vers l’humidificateur.
En effet, si le pied du cigare (ouvert) est proche de l’humidificateur, il absorbera l’humidité de manière irrégulière (pied plus humide) et la dégustation qui s’en suivra sera affectée.
Second conseil
Les humidificateurs sont souvent placés sur la face intérieure du couvercle des caves.
Je conseille de placer une feuille de cèdre (que l’on trouve dans les boîtes de cigares), de dimensions supérieures à votre humidificateur, directementsur vos cigares situés juste sous cet humidificateur.
Ainsi, ces cigares ne vont pas absorber toute l’humidité. La feuille de cèdre permettra une meilleure répartition de l’humidité dans votre cave. D’ailleurs, vous constaterez qu’elle aura même tendance à (légèrement) gondoler.
Troisième conseil
Si votre cave à cigares présente un plateau ajouré en son milieu (comme sur la photo ci-dessous), placez votre humidificateur non pas à l’horizontale…mais à la verticale, juste au-dessus de l’ouverture.
La répartition de l’humidité en sera améliorée.
Les cigares du plateau ne seront pas trop proches et les cigares du fond de cave pourront alors eux aussi profiter pleinement de cet humidificateur. L’hygromètre sera alors déplacé à gauche ou à droite.
Quatrième conseil
Vous l’aurez compris, l’humidité de la cave à cigares est donc régulée par l’humidificateur, mais ce taux d’humidité à proximité de l’humidificateur sera légèrement supérieur.
Si vous aimez fumer certains terroirs plus humides que d’autres (personnellement, je conserve mes cigares nicaraguayens plus humides que mes cigares cubains ou dominicains), ces cigares seront placés les plus proches de l’humidificateur.
Dernier conseil
Tous vos « locataires » n’ont pas signés pour le même bail…
Je m’explique : certains cigares ne séjourneront pas longtemps dans votre cave (les cigares « de tous les jours ») tandis que d’autres (plus exceptionnels bien souvent) pourraient même prolonger le bail avant que le propriétaire ne se décide à y goûter.
Dans ce cas, ces derniers ont plus de chance de séjourner au fond de votre cave à cigares.
Alors, régulièrement, faites une rotation…jouez avec vos cigares…faites remonter ceux du fond et redescendez les privilégiés de surface…
Vous participerez ainsi à une meilleure homogénéisation de l’humidification de vos trésors.
Thierry
lundi 16 novembre 2015
Article conseils : Les différents types de caves à cigares
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Il existe une kyrielle de caves à cigares.
Le choix d’une cave à cigare se porte sur son prix principalement, mais également sur son aspect esthétique.
Certains préfèrent des modèles classiques, d’autres préfèrent certaines excentricités… Une cave au couvercle vitré, une cave entièrement en Plexiglas ou totalement en bois recouvert ; tout dépend des goûts.
Conseil : Si vous optez sur une cave au couvercle vitré, évitez de placer un spot dans sa direction. La chaleur de cette source de lumière peut faire varier la température (et par conséquent le degré d’humidité).
Il existe aussi des caves à cigares pouvant contenir les boîtes de cigares. Ce choix de cave est souvent opté pour les aficionados qui aiment à conserver chez eux leurs vitoles plutôt que de se rendre régulièrement en civette pour se "re-approvisionner".
Pour la doublure de la cave à cigares, on retrouve principalement trois essences de bois :
- - Le cèdre d'Espagne* (le plus fréquemment utilisé)
- - Le cèdre rouge américain
- - L'acajou du Honduras
Le cèdre d'Espagne ("cedrela odorata") offre une forte capacité d'absorption de l'humidité qui favorise la stabilité de l'environnement dans la cave et prévient ainsi la moisissure des cigares.
* Contrairement à ce que l'on pourrait penser le cèdre d'Espagne ne vient généralement pas de la péninsule ibérique. Il est, en effet, plus fréquemment importé des pays d'Amérique latine.
La température et l’humidité sont des facteurs déterminant dans la conservation de nos cigares, donc ce n’est pas tout d’avoir une belle cave, il convient de l’équiper également d’appareils de mesure correctement étalonnés.
En conclusion : La cave à cigare est un très bel objet de décoration et si vous souhaitez que votre conjoint vous permette de l’installer dans le salon ou sur un meuble mis en évidence, laissez-le choisir le modèle !
C’est ainsi que je procède avec mon épouse. Chacun est ainsi content de la pièce de décoration que représente une cave à cigares, même si le plus important reste le trésor que vous y conserverez !
Thierry
vendredi 6 novembre 2015
Article conseils : Des taches sur mes cigares, que faire?
(article rédigé pour le site www.smoking.fr)
Tout d’abord, utilisons les bons termes.
Faisons la distinction entre moisissure, floraison et pourriture. La première et la seconde ne porteront pas à conséquence pour vos cigares tandis que la dernière les anéantira à jamais !
En effet, des taches sur vos cigares peuvent avoir des origines distinctes :
Faisons la distinction entre moisissure, floraison et pourriture. La première et la seconde ne porteront pas à conséquence pour vos cigares tandis que la dernière les anéantira à jamais !
En effet, des taches sur vos cigares peuvent avoir des origines distinctes :
1. Marques « beiges » :
(Moisissure de surface) Taches folières, elles sont le résultat d’une contamination au champignon cercospora qui s’alimente de la chlorophylle de la feuille de son vivant. Votre feuille de cape sera atteinte, mais pas la feuille de sous-cape ni les feuilles de tripe. Il suffit d’utiliser un pinceau doux et de caresser le cigare pour les faire tomber. Votre cigare n’en sera aucunement affecté.
2. Marques « vertes » :
Elles sont le fruit d’une humidité plus importante à cet endroit lors du séchage des feuilles de cape.
Ces molécules de chlorophylle n’ont simplement pas été transformées.
Les arômes de votre cigare n’en seront aucunement affectés. Je constate ces marques de plus en plus souvent sur mes cigares.
3. Petites marques « blanches » en surface :
Dans le cas d’apparition de petites taches blanches, on parle alors de « floraison » (appelée « bloom » par nos amis anglophones)…
En effet, votre cigare fleurit, tout simplement. Ces petites taches s’apparentent à des cristaux issus de la sudation du cigare. Un coup (délicat) de pinceau et tout disparaîtra.
4. Marques « blanches » en relief :
On se retrouve ici avec un cas flagrant de pourriture et non de moisissure. Contrairement à la moisissure, la pourriture sera présente également au cœur de votre cigare et ne restera pas en surface :
Vous l’aurez compris, les cigares infectés de la sorte sont bon pour la poubelle. Ce phénomène résulte d’une sur-humidification de vos cigares… qui aura souvent pour conséquence l’apparition de lasiodermes.
Retrouvez également l’article conseil sur le lasioderme.
Thierry
dimanche 1 novembre 2015
Articles conseils : Le lasioderme, l'ennemi mortel pour vos cigares
J'ai rédigé il y a plus d'un an (voire deux) des "articles conseils" pour le site www.smoking.fr.
Je vous propose désormais de les partager également sur mon blog.
Voici le premier d'une belle série :
Le Lasioderme, l'ennemi mortel pour vos cigares
Le cycle vital complet d’un lasioderme est de 70 jours environ.
Ce parasite se développe suivant certaines températures reprises dans le tableau ci-dessous :

Afin de les combattre, la première solution est la CONGELATION !
Attention, il ne faut placer directement vos cigares au congélateur…mais bien suivre ce processus étapes par étapes :

Vous trouverez les infos sur ce produit ici : piège à lasioderme Serrico
Il n’existe qu’un seul moyen d’éviter la mésaventure de la rencontre du lasioderme, c’est…la prévention.
Voici deux conseils à suivre :
1. N’achetez jamais de cigares à l’origine douteuse. En effet ces derniers n’ont certainement pas été conservés dans les meilleurs conditions et seront donc plus propices à l’apparition de notre ennemi.
2. Ne rangez pas de cigares fraîchement roulés (comme ceux reçus lors des démonstrations de torcedors dans nos civettes) avec vos cigares déjà présents dans votre cave. Ces cigares « frais » n’ont pas reçu le traitement complet de fulmigation et s’ils permettent le développement du parasite, celui-ci aura vite fait d’attaquer votre stock.
Ainsi, vous éviterez ceci :
Thierry
Le lasioderme du tabac (Lasioderma serricorne F.) est un insecte holométabole de l'ordre des coléoptères et de la famille des anobiidés (Anobiidae).
De couleur rouge brunâtre, sa longueur peut atteindre 5 mm. Les larves sont blanches.
De couleur rouge brunâtre, sa longueur peut atteindre 5 mm. Les larves sont blanches.
Le cycle vital complet d’un lasioderme est de 70 jours environ.
Ce parasite se développe suivant certaines températures reprises dans le tableau ci-dessous :
Les larves éclosent quant à elles au-dessus de 21-22°C…bref, à la température qui règne bien souvent dans nos humidors !
Ces parasites sont identifiables aux trous percés dans nos vitoles :
Ces parasites sont identifiables aux trous percés dans nos vitoles :
Afin de les combattre, la première solution est la CONGELATION !
Attention, il ne faut placer directement vos cigares au congélateur…mais bien suivre ce processus étapes par étapes :
- Rangez vos cigares contaminés dans une pochette plastique refermable et déposez cette pochette au réfrigérateur durant 12 heures.
- Placez ensuite la pochette au congélateur durant 12 heures également.
- Terminez le processus par un séjour de votre pochette au réfrigérateur…mais pour une durée de 24 heures.
Ce processus est à respecter afin d’éviter l’explosion de vos feuilles de cape par des variations trop rapides de températures.
La seconde solution est beaucoup plus simple : Le piège à lasiodermes SERRICO.
Vous trouverez les infos sur ce produit ici : piège à lasioderme Serrico
Il n’existe qu’un seul moyen d’éviter la mésaventure de la rencontre du lasioderme, c’est…la prévention.
Voici deux conseils à suivre :
1. N’achetez jamais de cigares à l’origine douteuse. En effet ces derniers n’ont certainement pas été conservés dans les meilleurs conditions et seront donc plus propices à l’apparition de notre ennemi.
2. Ne rangez pas de cigares fraîchement roulés (comme ceux reçus lors des démonstrations de torcedors dans nos civettes) avec vos cigares déjà présents dans votre cave. Ces cigares « frais » n’ont pas reçu le traitement complet de fulmigation et s’ils permettent le développement du parasite, celui-ci aura vite fait d’attaquer votre stock.
Ainsi, vous éviterez ceci :
Thierry
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